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CONFEDERATE
HISTORICAL ASSOCIATION OF BELGIUM |
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PROCHAINES REUNIONS |
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Samedi 5 septembre 2026 à 15 h
Attention : 1er samedi du mois ! |
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Depuis plusieurs années, le mois de septembre n’attire pas
une assistance nombreuse lors de nos réunions. Certaines
conférences furent présentées à un public de quelques
membres. C’est pouquoi la projection de l’un ou l’autre
film relatif à la guerre de Sécession a figuré au
programme. Malheureusement, la liste des films en français
sur le sujet est assez restreinte. Dès lors, pour la
réunion du mois de septembre, le comité a décidé de
modifier quelque peu la formule. Nous vous proposons une
réunion libre
à laquelle tous les membres sont cordialement conviés.
L’occasion sera donnée à chacun d’acquérir ou de vendre,
qui des livres, qui des objets relatifs à la guerre de
Sécession ou à l’histoire des Etats-Unis. Par ailleurs,
chacun pourra apporter l’un ou l’autre objet de collection
et en discuter librement Bien entendu, il n’y a aucune
obligation d’apporter ou d’acheter quoi que ce soit.
L’occasion idéale de discuter à bâtons rompus et de
prendre un rafraîchissement entre amis. L’après-midi sera
suivie dès 18h00 d’un souper fromages-charcuteries
facultatif. |
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Prix du souper (boissons non comprises) : 20 €. Merci de vous inscrire auprès de
notre secrétaire Dominique De Cleer par mail à
d.decleer@scarlet.be
ou par tél. au 0475/77 34 60, et de verser le montant de votre
repas sur le compte BE90 3100 9059 2632 avec la mention
Souper,
avant le 31 août au plus tard. |
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Samedi 10 octobre 2026 à 15h |
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LE CINEMA ET LA GUERRE DE
SECESSION
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Conférence de Maurice Jaquemyns : Le
cinéma et la guerre de Sécession : du contexte à la
pellicule. Toute production artistique
exprime, en un temps donné, une vision du monde liée à un
contexte. De 1900 à nos jours, le cinéma et les séries
télévisuelles ont marqué leur intérêt pour la guerre de
Sécession en fonction des questionnements et des
aspirations du public américain pour cette période
charnière de leur histoire. L’œuvre apparaît dans un cadre
qui la suscite : son origine et sa trace nous renvoient à
l’évolution des enjeux de la politique intérieure et
extérieure des Etats-Unis. Notre propos sera illustré par
des supports visuels et par des documents représentatifs
de films ayant imprégné l'histoire du cinéma. |
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Samedi 14 novembre 2026 à 15h |
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GEORGE ARMSTRONG CUSTER, L'ENFANT
TERRIBLE
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Conférence de Farid Ameur :
George Armstrong Custer, l'enfant terrible.
Né en 1839 dans l’Ohio, George Armstrong Custer est le
fils d’un maréchal-ferrant d’origine germanique. Bien
qu’il soit un élève dissipé, il intègre l’Académie
militaire de West Point, où il se signale à l’attention de
ses supérieurs par ses incartades et les libertés qu’il
prend avec le règlement militaire. En juillet 1861, alors
que la guerre civile vient d‘éclater, il sort bon dernier
de sa promotion et rejoint son unité à temps pour recevoir
le baptême du feu lors de la bataille de Bull Run.
Officier de cavalerie dévoué, énergique et volontaire, il
s’illustre au printemps 1862, pendant la campagne de la
Péninsule. Ayant attiré l’attention du général McClellan,
commandant en chef de l’armée du Potomac, il se trouve
affecté à son état-major. L’expérience s’avère concluante
et lui ouvre de nouvelles perspectives. Le 29 juin 1863,
malgré son jeune âge, il est propulsé du grade de
capitaine à celui de général de brigade des troupes de
volontaires. A Gettysburg, le Boy General inaugure ses
épaulettes en menant ses forces dans deux charges
spectaculaires qui ont pour effet de sauver les arrières
de la ligne fédérale à un moment-clé de la bataille. Avide
de se couvrir de gloire, aussi brave que vaniteux et
égocentrique, il multiplie les coups d’éclat sur le front
de Virginie. Malgré des prises de risques insensées, il en
vient à se croire invincible. La guerre, à vrai dire, est
son élément. De la vallée de la Shenandoah à la campagne
finale d’Appomattox, il accomplit, avec zèle et
sang-froid, les missions les plus périlleuses et devient
la coqueluche de l’opinion. Peu de temps avant la fin des
hostilités, il est promu général-major, ce qui fait de lui
le plus jeune officier à avoir porté de tels galons dans
l’histoire de l’armée américaine. Au rétablissement de la
paix, il est nommé lieutenant-colonel du 7e régiment de
cavalerie et poursuit une carrière controversée en
combattant les Indiens sur la Frontière. Obsédé par son
image, il atteint l’immortalité à laquelle il aspirait
tant en trouvant la mort, avec 262 de ses hommes, lors de
la bataille de Little Big Horn face à une coalition de
guerriers sioux et cheyennes menée par le chef Sitting
Bull. |
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Samedi 12 décembre 2026 à 15h |
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L'INTERVENTION DES ETATS-UNIS DANS
LA REVOLUTION MEXICAINE
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Conférence de Jean-Claude Janssens :
L’intervention des Etats-Unis dans le cadre de
la révolution mexicaine. En 1910 éclate la
Révolution mexicaine qui se terminera dix ans plus tard,
après avoir entraîné la mort de près de deux millions de
personnes. A plusieurs reprises, les Etats-Unis devront
intervenir et en février 1913, le président Woodrow Wilson
décrète un embargo sur les armes. La flotte vient bloquer
Tampico et Veracruz. En avril 1914, la marine s’empare par
la force de Veracruz. Le 9 mars 1916, le révolutionnaire
Pancho Villa attaque le poste américain de Columbus au
Nouveau-Mexique. Les troupes du général John Pershing sont
lancées à la poursuite des envahisseurs et franchissent la
frontière le 15. Parmi les officiers de son état-major
figure un certain capitaine George Patton. Pendant 10
mois, les Américains vont sillonner le Sonora et le
Chihuahua, sans résultats. Pancho Villa échappera à la
capture et Pershing rentrera bredouille aux Etats-Unis en
janvier 1917. Cette même année, l’interception du
télégramme Zimmermann (proposition allemande au Mexique
d’entrer en guerre contre les Etats-Unis en échange du
retour des territoires perdus en 1848) est un des nombreux
prétextes qui motivera l’entrée en guerre des Etats-Unis
contre l’Empire allemand. La deuxième guerre du Mexique
n’aura donc pas lieu. Entre 1917 et 1919, des accrochages
sporadiques se produisent encore le long de la frontière.
En 1920, la Révolution se termine enfin et la situation
entre les deux pays se régularisera définitivement. |
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PRECEDENT CHAB NEWS
(expédié le 22 décembre 2025) |
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DERNIER CHAB NEWS
(expédié le 29 juin 2026) |
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FUTURS CHAB NEWS |
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DERNIERES PEINTURES DE JOHN PAUL STRAIN |
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BURNING THE TRESTLE AT WOODSTOCK |
FALLEN TIMBERS |
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Au printemps 1862, la vallée de Shenandoah fut
le théâtre de l'une des plus brillantes
campagnes de la guerre de Sécession. Chargé de
protéger la vallée, le général Thomas J.
Stonewall Jackson manœuvra sa petite armée
avec une rapidité et une discrétion
remarquables, contrariant les tentatives des
Fédéraux de progresser vers le sud. Le colonel
Turner Ashby, le commandant de cavalerie de
confiance de Jackson, et ses audacieux
cavaliers tendaient constamment des embuscades
à l'ennemi tout en lui rendant compte de ses
mouvements. Ashby assistait également Jackson
dans une autre tâche que le général semblait
particulièrement apprécier : la destruction
des voies ferrées. Le chemin de fer de
Manassas Gap serpentait à travers la vallée,
de Front Royal au sud, en passant par
Woodstock, jusqu'à Mount Jackson. Celui-ci
constituait une voie d'approvisionnement et de
transport essentielle pour l'armée fédérale.
Afin d'empêcher l'ennemi de l'utiliser,
Jackson ordonna à plusieurs reprises la
destruction de tronçons de voies, de ponts et
de viaducs dès que l'occasion se présentait.
Juste au nord de la petite ville de Woodstock,
la voie ferrée traversait les eaux claires du
Pugh's Run sur un viaduc en bois construit au
pied de Little North Mountain. Là, les soldats
confédérés entassèrent des branches, des
broussailles et des débris autour de la base
des piliers verticaux et les imbibèrent de
goudron, d'huile ou de kérosène avant d'y
mettre le feu. Les flammes se propagèrent
rapidement le long des entretoises diagonales,
le bois sec créant un effet de cheminée et
produisant de hautes flammes s'élevant au
travers du pont. Une fois les piliers
consumés, le viaduc s'effondrait. Ces actes de
destruction calculée devinrent monnaie
courante lors des opérations de Jackson dans
la vallée. Les rails étaient arrachés,
chauffés à blanc dans de grands feux et tordus
autour des arbres environnants, tandis que les
tréteaux et les ponts étaient incendiés pour
empêcher toute réparation. Rares étaient ceux
qui restaient debout. Ces actions valurent à
Jackson la réputation, auprès de ses amis
comme de ses ennemis, d'être un implacable
destructeur de voies ferrées. Il avait compris
que paralyser les lignes de ravitaillement et
les mouvements de troupes ennemies pouvait
être aussi décisif que de remporter une
bataille. Jackson était tellement obsédé par
cette tactique que ses hommes le surnommèrent
le vieux destructeur de voies ferrées. Tandis
que les flammes léchaient le viaduc de Pugh's
Run et que la fumée se répandait sur le fond
de la vallée, Jackson et Ashby assistaient à
la destruction d'un maillon essentiel du
réseau de transport ennemi. Les deux
commandants se préparaient à repartir,
poursuivant leur campagne implacable de
manœuvres et de perturbations qui allait
bientôt faire de la campagne de la vallée de
Shenandoah l'une des opérations les plus
célèbres de la guerre de Sécession.
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John Paul Strain Historical Art
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Livrée dans le sud-ouest du Tennessee, la
bataille de Shiloh allait être l'un des
premiers affrontements majeurs et des plus
sanglants de la guerre de Sécession. A
Pittsburg Landing, dans le Tennessee, le
général William T. Sherman décrivit le temps
dans une lettre datée du 3 avril 1862,
disant qu'il était printanier… Les
pommiers et les pêchers en fleurs, les
arbres qui commençaient à bourgeonner, les
merles bleus qui chantaient. Le 6 avril
à l'aube, les forces confédérées, sous le
commandement du général Albert Sidney
Johnston, lancèrent une attaque surprise
contre les forces de l'Union retranchées
près de Pittsburg Landing, sur la rivière
Tennessee. L'attaque sudiste fut
dévastatrice et victorieuse. Bien que le
général Johnston ait été tué lors la charge
à travers le verger de pêchers (Peach
Orchard), les troupes du général Grant
furent défaites et établirent une dernière
ligne de défense près de la rivière.
Désormais aux commandes, ce soir-là, le
général P.G.T. Beauregard et ses généraux
élaborèrent des plans de bataille pour
anéantir l'armée de Grant dès le lendemain
matin. À leur insu, ils allaient devoir
affronter une nouvelle force de 18 000
hommes de l'armée de l'Ohio sous le
commandement du général Don Carlos Buell
qui, durant la nuit pluvieuse, viendrait
renforcer les troupes retranchées de
l'Union. Le lendemain matin, lorsque les
forces confédérées attaquèrent, elles
comprirent rapidement qu'elles faisaient
face à un nouvel ennemi. Avec des renforts
frais, Grant lança une contre-attaque. En
infériorité numérique et épuisés, les
Confédérés se replièrent vers Corinth dans
le Mississippi. Le colonel Nathan Bedford
Forrest fut chargé de couvrir la retraite de
l'armée sudiste. Forrest commandait une
petite force d'arrière-garde composée de 220
Terry’s Texas Rangers, de 40 hommes de son
escorte personnelle et de 40 soldats du
Mississippi. Le général Grant envoya Sherman
en reconnaissance vers le sud afin d'évaluer
si les Confédérés battaient en retraite ou
se réorganisaient. Lorsque l'avant-garde de
Sherman émergea des bois près d'une
clairière jonchée d'arbres abattus, Forrest
et ses rangers firent volte-face et
chargèrent droit sur les lignes de l'Union.
Son attaque soudaine dispersa la cavalerie
fédérale, mais Forrest, parti trop loin
devant ses hommes, fut touché à bout portant
par un cavalier fédéral qui passait, armé
d'une carabine de calibre .54. La balle lui
traversa la hanche gauche et se logea près
de la colonne vertébrale. Malgré sa grave
blessure, Forrest parvint à se dégager du
combat et à rejoindre ses troupes. La charge
de Forrest contraignit Grant et Sherman à se
replier et à abandonner toute idée de
poursuivre les Confédérés en retraite. Dans
son rapport officiel, Sherman écrivit :
La cavalerie ennemie nous a chargé… et nous
avons été contraints de battre en retraite.
J'ai acquis la conviction que l'ennemi était
trop nombreux pour que je puisse le
poursuivre. La contre-charge féroce du
colonel Forrest à Fallen Timbers entra dans
la légende. Forrest et ses rangers avaient
empêché la retraite confédérée vers Corinth.
Cet exploit contribua grandement à sa
réputation de comme étant le commandant de
cavalerie le plus victorieux et le plus
audacieux de la guerre.
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