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CHAB News  Juin 2026

 

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CONFEDERATE HISTORICAL ASSOCIATION OF BELGIUM

PROCHAINES REUNIONS
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Samedi 10 octobre 2026 à 15h

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LE CINEMA ET LA GUERRE DE SECESSION

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Conférence de Maurice JaquemynsLe cinéma et la guerre de Sécession : du contexte à la pellicule. Toute production artistique exprime, en un temps donné, une vision du monde liée à un contexte. De 1900 à nos jours, le cinéma et les séries télévisuelles ont marqué leur intérêt pour la guerre de Sécession en fonction des questionnements et des aspirations du public américain pour cette période charnière de leur histoire. L’œuvre apparaît dans un cadre qui la suscite : son origine et sa trace nous renvoient à l’évolution des enjeux de la politique intérieure et extérieure des Etats-Unis. Notre propos sera illustré par des supports visuels et par des documents représentatifs de films ayant imprégné l'histoire du cinéma.

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Samedi 14 novembre 2026 à 15h

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GEORGE ARMSTRONG CUSTER, L'ENFANT TERRIBLE

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Conférence de Farid Ameur : George Armstrong Custer, l'enfant terrible. Né en 1839 dans l’Ohio, George Armstrong Custer est le fils d’un maréchal-ferrant d’origine germanique. Bien qu’il soit un élève dissipé, il intègre l’Académie militaire de West Point, où il se signale à l’attention de ses supérieurs par ses incartades et les libertés qu’il prend avec le règlement militaire. En juillet 1861, alors que la guerre civile vient d‘éclater, il sort bon dernier de sa promotion et rejoint son unité à temps pour recevoir le baptême du feu lors de la bataille de Bull Run. Officier de cavalerie dévoué, énergique et volontaire, il s’illustre au printemps 1862, pendant la campagne de la Péninsule. Ayant attiré l’attention du général McClellan, commandant en chef de l’armée du Potomac, il se trouve affecté à son état-major. L’expérience s’avère concluante et lui ouvre de nouvelles perspectives. Le 29 juin 1863, malgré son jeune âge, il est propulsé du grade de capitaine à celui de général de brigade des troupes de volontaires. A Gettysburg, le Boy General inaugure ses épaulettes en menant ses forces dans deux charges spectaculaires qui ont pour effet de sauver les arrières de la ligne fédérale à un moment-clé de la bataille. Avide de se couvrir de gloire, aussi brave que vaniteux et égocentrique, il multiplie les coups d’éclat sur le front de Virginie. Malgré des prises de risques insensées, il en vient à se croire invincible. La guerre, à vrai dire, est son élément. De la vallée de la Shenandoah à la campagne finale d’Appomattox, il accomplit, avec zèle et sang-froid, les missions les plus périlleuses et devient la coqueluche de l’opinion. Peu de temps avant la fin des hostilités, il est promu général-major, ce qui fait de lui le plus jeune officier à avoir porté de tels galons dans l’histoire de l’armée américaine. Au rétablissement de la paix, il est nommé lieutenant-colonel du 7e régiment de cavalerie et poursuit une carrière controversée en combattant les Indiens sur la Frontière. Obsédé par son image, il atteint l’immortalité à laquelle il aspirait tant en trouvant la mort, avec 262 de ses hommes, lors de la bataille de Little Big Horn face à une coalition de guerriers sioux et cheyennes menée par le chef Sitting Bull.

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Samedi 12 décembre 2026 à 15h

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L'INTERVENTION DES ETATS-UNIS DANS LA REVOLUTION MEXICAINE

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Conférence de Jean-Claude Janssens : L’intervention des Etats-Unis dans le cadre de la révolution mexicaine. En 1910 éclate la Révolution mexicaine qui se terminera dix ans plus tard, après avoir entraîné la mort de près de deux millions de personnes. A plusieurs reprises, les Etats-Unis devront intervenir et en février 1913, le président Woodrow Wilson décrète un embargo sur les armes. La flotte vient bloquer Tampico et Veracruz. En avril 1914, la marine s’empare par la force de Veracruz. Le 9 mars 1916, le révolutionnaire Pancho Villa attaque le poste américain de Columbus au Nouveau-Mexique. Les troupes du général John Pershing sont lancées à la poursuite des envahisseurs et franchissent la frontière le 15. Parmi les officiers de son état-major figure un certain capitaine George Patton. Pendant 10 mois, les Américains vont sillonner le Sonora et le Chihuahua, sans résultats. Pancho Villa échappera à la capture et Pershing rentrera bredouille aux Etats-Unis en janvier 1917. Cette même année, l’interception du télégramme Zimmermann (proposition allemande au Mexique d’entrer en guerre contre les Etats-Unis en échange du retour des territoires perdus en 1848) est un des nombreux prétextes qui motivera l’entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Empire allemand. La deuxième guerre du Mexique n’aura donc pas lieu. Entre 1917 et 1919, des accrochages sporadiques se produisent encore le long de la frontière. En 1920, la Révolution se termine enfin et la situation entre les deux pays se régularisera définitivement.

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PRECEDENT CHAB NEWS (expédié le 22 décembre 2025)
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Le USS Michigan par Gérard Hawkins

La diaspora confédérée par Gérard Hawkins

La bataille de Harpers Ferry par Gérard Hawkins

Le chemin de fer souterrain par Gérard Hawkins

Le raid de Forrest sur Memphis par Jean-Claude Janssens

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DERNIER CHAB NEWS (expédié le 29 juin 2026)
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FUTURS CHAB NEWS
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DERNIERES PEINTURES DE JOHN PAUL STRAIN
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BURNING THE TRESTLE AT WOODSTOCK

STONEWALL OF THE WEST

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Au printemps 1862, la vallée de Shenandoah fut le théâtre de l'une des plus brillantes campagnes de la guerre de Sécession. Chargé de protéger la vallée, le général Thomas J. Stonewall Jackson manœuvra sa petite armée avec une rapidité et une discrétion remarquables, contrariant les tentatives des Fédéraux de progresser vers le sud. Le colonel Turner Ashby, le commandant de cavalerie de confiance de Jackson, et ses audacieux cavaliers tendaient constamment des embuscades à l'ennemi tout en lui rendant compte de ses mouvements. Ashby assistait également Jackson dans une autre tâche que le général semblait particulièrement apprécier : la destruction des voies ferrées. Le chemin de fer de Manassas Gap serpentait à travers la vallée, de Front Royal au sud, en passant par Woodstock, jusqu'à Mount Jackson. Celui-ci constituait une voie d'approvisionnement et de transport essentielle pour l'armée fédérale. Afin d'empêcher l'ennemi de l'utiliser, Jackson ordonna à plusieurs reprises la destruction de tronçons de voies, de ponts et de viaducs dès que l'occasion se présentait. Juste au nord de la petite ville de Woodstock, la voie ferrée traversait les eaux claires du Pugh's Run sur un viaduc en bois construit au pied de Little North Mountain. Là, les soldats confédérés entassèrent des branches, des broussailles et des débris autour de la base des piliers verticaux et les imbibèrent de goudron, d'huile ou de kérosène avant d'y mettre le feu. Les flammes se propagèrent rapidement le long des entretoises diagonales, le bois sec créant un effet de cheminée et produisant de hautes flammes s'élevant au travers du pont. Une fois les piliers consumés, le viaduc s'effondrait. Ces actes de destruction calculée devinrent monnaie courante lors des opérations de Jackson dans la vallée. Les rails étaient arrachés, chauffés à blanc dans de grands feux et tordus autour des arbres environnants, tandis que les tréteaux et les ponts étaient incendiés pour empêcher toute réparation. Rares étaient ceux qui restaient debout. Ces actions valurent à Jackson la réputation, auprès de ses amis comme de ses ennemis, d'être un implacable destructeur de voies ferrées. Il avait compris que paralyser les lignes de ravitaillement et les mouvements de troupes ennemies pouvait être aussi décisif que de remporter une bataille. Jackson était tellement obsédé par cette tactique que ses hommes le surnommèrent le vieux destructeur de voies ferrées. Tandis que les flammes léchaient le viaduc de Pugh's Run et que la fumée se répandait sur le fond de la vallée, Jackson et Ashby assistaient à la destruction d'un maillon essentiel du réseau de transport ennemi. Les deux commandants se préparaient à repartir, poursuivant leur campagne implacable de manœuvres et de perturbations qui allait bientôt faire de la campagne de la vallée de Shenandoah l'une des opérations les plus célèbres de la guerre de Sécession.

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© Tous droits réservés par John Paul Strain Historical Art

Patrick Ronayne Cleburne naquit le 17 mars 1828 dans le comté de Cork en Irlande. En 1849, il émigra aux États-Unis à l'âge de vingt et un ans. Avant la guerre, il vivait à Helena en Arkansas, où il exerçait la profession de pharmacien, puis devint avocat. Au début du conflit, il s'engagea dans les Yell Rifles, une compagnie locale, et servit comme officier dans la milice de l'Arkansas. Sudiste par choix, il était loyal à sa terre d'adoption et à ses habitants, plus qu'à toute idéologie. Son accent irlandais était distinctif et respecté par ses troupes. Le commandement et les exploits de Cleburne sur les champs de bataille de Shiloh, Perryville, Stones River, Chickamauga, Missionary Ridge et Ringgold Gap lui avaient valu la réputation d'être l'un des meilleurs commandants de l'armée. Lui et Nathan Bedford Forrest étaient amis comme le deviennent des soldats professionnels aguerris : unis par le respect mutuel, le partage des dangers et la confiance dans le jugement de l'autre et tous deux admiraient leurs compétences mutuelles sur le théâtre des opérations. Cleburne appréciait la rapidité de décision de Forrest, son instinct tactique et son agressivité sur le terrain. Forrest, de son côté, respectait Cleburne, qu'il considérait comme le commandant d'infanterie le plus fiable de l'armée du Tennessee, un homme sur lequel on pouvait compter pour tenir une position ou percer les lignes ennemies en cas de besoin. Le matin du 30 novembre, les températures étaient descendues près de zéro, le sol était givré et une brume s'élevait du ruisseau McCutcheon tandis que le général Cleburne et ses troupes abreuvaient leurs chevaux et remplissaient leurs gourdes pour la journée. Sa division, appartenant au corps de Cheatham, avait reçu l'ordre du général Hood de reprendre la marche vers le nord afin de rattraper l'armée en retraite du général fédéral Schofield. Après une nuit froide et sans sommeil, marchant le long de la route de Columbia, les hommes étaient fatigués mais déterminés. La colonne avançait d'un pas mesuré et efficace. La nouvelle parvint bientôt : l'armée de Schofield avait franchi Spring Hill pendant la nuit. Les ordres insistaient sur la rapidité et la cohésion, plutôt que sur des escarmouches mineures, et Cleburne maintint sa division serrée et disciplinée, évitant tout écart inutile. En fin de matinée et début d'après-midi, alors que la division approchait de Franklin, le terrain s'ouvrit et la route s'éleva vers Winstead Hill, au sud de la ville. La division de Cleburne se mit en position avec le corps de Cheatham. Des hauteurs, les officiers purent constater que les troupes de l'Union ne battaient plus en retraite, mais s'enfonçaient dans des positions retranchées, formant de solides lignes défensives. Dès lors, il devint évident que les Fédéraux comptaient tenir bon et se battre. Après avoir reconnu la zone, le général Forrest et ses éclaireurs constatèrent que les fortifications fédérales étaient bien construites, avec des fossés, des parapets et une artillerie stratégiquement placée. Forrest informa Hood de la solidité de la position et insista sur une manœuvre, suggérant une attaque de flanc ou par l'arrière, en utilisant la cavalerie appuyée par l'infanterie contre le flanc gauche fédéral. Forrest exprima son inquiétude quant au plan de Hood, qui prévoyait un assaut frontal. Hood rejeta ce conseil et ordonna de préparer une attaque massive et directe contre la position fédérale. Une longue attente s'ensuivit, lorsque les divisions de Hood se mettaient en place. Les officiers d'état-major discutaient discrètement, tandis que les soldats vérifiaient leurs cartouchières et leurs mousquets. Le général Cleburne chevauchait vers ses brigades, calme, direct et impassible. Vers quatre heures de l'après-midi, sur ordre de Hood, la ligne confédérée se mit en marche avançant droit sur les défenses fédérales. Le feu fut dévastateur. Lors de l'assaut de Franklin, les pertes confédérées dépassèrent celles de la charge de Pickett à Gettysburg, faisant de cette attaque frontale la plus coûteuse jamais entreprise par l'infanterie confédérée. Six généraux confédérés furent tués sur le coup : Patrick R. Cleburne, John Adams, Otho F. Strahl, Hiram B. Grandbury, John C. Carter et States Rights Gist. Jamais dans l'histoire américaine, une seule bataille n'a vu autant de généraux d'un même camp tués lors d'un seul engagement. La plupart furent tués à quelques mètres des fortifications de l'Union, alors qu'ils menaient leurs troupes à l'assaut. Leur mort a dévasté le commandement de l'armée du Tennessee et a contribué directement, deux semaines plus tard, à la tentative infructueuse de Hood de reprendre Nashville. Le général Cleburne, surnommé par ses hommes le Stonewall de l'Ouest, était le commandant d'infanterie le plus fiable de l'armée du Tennessee. Il était un chef d'une détermination de fer, d'une intelligence tactique brillante et d'un courage personnel inébranlable.

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© Tous droits réservés par John Paul Strain Historical Art

 

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