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CONFEDERATE
HISTORICAL ASSOCIATION OF BELGIUM |
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PROCHAINES REUNIONS |
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Samedi 14 mars 2026 à 15 h |
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LES TRAINS MYTHIQUES DES ETATS-UNIS AU XIXe SIECLE
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Conférence de Marc Vandeplas :
Les trains mythiques des Etats-Unis au XIXe siècle.
Nous partons avec Marc à la conquête de l’Ouest à bord de
quelques-uns des trains mythiques qui ont façonné
l’histoire des Etats-Unis au XIXe siècle. A tout seigneur
tout honneur, nous consacrerons la première partie de la
conférence au Transcontinental américain achevé
en 1869. Celui-ci permit d’atteindre la Californie en une
semaine au lieu de plusieurs mois auparavant avec les
anciens modes de transport, que nous évoquerons brièvement
en introduction. Ensuite, nous partirons dans le Colorado,
à plus de 3000 m d’altitude en direction des mines
d’argent, à bord du Durango and Silverton Railroad.
Ne ratons pas la correspondance avec la diligence ! Nous
revivrons encore ensemble la période de la ruée vers l’or
du Klondike de 1896/1899 à bord du White Pass and
Yukon Railroad et terminerons notre périple en
compagnie d’Abraham Lincoln à bord du Northern Central
Railway en Pennsylvanie pour arriver à temps à
Gettysburg afin d’y prononcer son célèbre discours. |
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Samedi 11
avril 2026 à 15 h |
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BONS D'ETAT CONFEDERES - CHRONIQUE D'UNE FAILLITE ANNONCEE
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Conférence de Dominique De Cleer :
Bons d’Etat et dollars confédérés – Chronique
d’une faillite annoncée. Lorsqu’en avril
1861 éclate la guerre de Sécession et que sept Etats ont
quitté l’Union, le jeune gouvernement confédéré doit faire
face à de nombreux défis dont notamment, celui de financer
l’effort de guerre. Dès lors, le droit revendiqué des
Etats à s’autogérer ne permet pas au gouvernement central
de lever des taxes afin de subvenir à ses besoins
monétaires. Les premiers bons d’Etat et billets confédérés
seront imprimés dans le Nord, à New York ! Au total, la
valeur faciale des billets émis au cours du conflit
atteindra approximativement deux milliards de dollars.
Toutefois, aucune valeur matérielle en or, argent ou coton
n’y est liée. En 1863, le dollar confédéré ne vaut plus
que 33 cents pour ne valoir que 1,7 cents à la fin du
conflit. L’inflation aura atteint 9 000 % au cours du
conflit. Aujourd’hui, les collectionneurs négocient le
greyback confédéré à quelques dollars pour les billets les
plus fréquents et à plus de 100 000 dollars pour les
premières coupures émises en 1861, lorsque le gouvernement
de Jefferson Davis siégeait à Montgomery en Alabama. |
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Samedi 9 mai 2026 à 10 h |
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EXCURSION A NOTRE-DAME-DE-LORETTE ET AU MEMORIAL CANADIEN
DE VIMY
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Excursion organisée par Gérard Hawkins
: La nécropole de Notre-Dame- de-Lorette et le Mémorial
canadien de
Vimy, deux hauts lieux de la Grande Guerre en Artois,
dans le nord de la
France. |
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Située sur une crête stratégique près d’Arras,
Notre-Dame-de-Lorette est âprement disputée par les
belligérents durant le conflit. Son altitude en faisait un
poste d’observation dominant les plaines environnantes, ce
qui lui conférait une importance militaire majeure.
Lors des batailles d’Artois en mai et juin 1915, les
troupes françaises lancent de puissantes offensives contre
de solides positions allemandes retranchées et parviennent
à reprendre définitivement la crête de
Notre-Dame-de-Lorette après de violents affrontements. Les
gains initiaux sont impressionnants, avec de profondes
percées dans les lignes ennemies, mais le manque de
réserves et la vigueur des contre-attaques ennemies
finissent par stopper l’offensive. Marqués par d’intenses
bombardements d’artillerie et des attaques frontales
extrêmement coûteuses, les combats font plus de cent
mille victimes. Aujourd’hui, le site constitue la
plus vaste nécropole militaire française, rassemblant plus
de 40 000 dépouilles de soldats, dont une part importante
repose dans des ossuaires. Inauguré en 2014, l’Anneau de
la Mémoire complète cet ensemble. Y sont inscrits les noms
de près de 580 000 conbattants tombés dans le
Nord-Pas-de-Calais, sans distinction de nationalité ni de
camp. |
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La bataille de la crête de Vimy se déroule du 9 au 12
avril 1917, lors de l’offensive d’Arras, dans l’Artois.
Cette position stratégique, solidement tenue par l’ennemi,
domine la plaine de Douai et offre un avantage déterminant
en matière d’observation et d’appui d’artillerie.
L’affrontement oppose l’armée canadienne, dont les quatre
divisions combattent pour la première fois réunies sous un
commandement unifié, à la 6e armée allemande. Grâce à une
préparation minutieuse, à un réseau élaboré de tranchées,
de boyaux de communication et de tunnels, ainsi qu’à un
barrage roulant d’une grande précision, les troupes
d’assaut parviennent à s’emparer de la majeure partie des
objectifs dès le premier jour des combats. Ce succès
est cependant coûteux en effectifs, les forces canadiennes
enregistrant plus de 10 600 pertes, dont environ 3 600
tués. La prise des hauteurs de Vimy revêt une
importance particulière pour le Canada, souvent considérée
comme un moment fondateur de son identité nationale.
Inauguré en 1936, le Mémorial de Vimy honore les soldats
canadiens morts en France et perpétue le souvenir de leur
sacrifice. Il marque également l’affirmation du Canada sur
la scène internationale, en démontrant sa capacité à mener
avec succès une opération militaire d’envergure de manière
autonome. |
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Programme de la journée |
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• 10h00 : |
sur votre GPS, indiquez 62153 Souchez, France. Durée du
trajet :
+/- 150 km, soit +/- deux heures de route. Depuis
Bruxelles, prendre l’autoroute E429, puis la E42, la
A27, la A1, la A21, la D301 et enfin la D937 en
direction de Souchez. Rendez-vous au Mémorial 14-18
Notre-Dame-de-Lorette situé 102 rue Pasteur à
Souchez. Il s’agit d’un grand bâtiment noir, sur la
gauche avant l’entrée du village. Pour se garer, prendre
le chemin de Lens situé juste après le restaurant du
Mémorial 14-18, qui mène au parking. |
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• 11h00 : |
visite libre de la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette,
de sa basilique, de sa tour-lanterne et de l’Anneau de
la Mémoire. |
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• 12h30 : |
déjeuner au restaurant Le Relais Campagnard, 205 rue
d’Arras, 62160 Aix Noulette. Menu, boissons comprises : |
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Kir, bière, limonade |
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Salade composée
ou Œuf cocotte, champignons et
croûtons
ou
Flammiche aux Maroilles, salade et
pickles |
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Bavette d’aloyau, frites, sauce au choix
ou
Blanquette de veau, riz basmati
ou
Escalope de saumon, crème de patates douces et légumes |
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Fondant au chocolat, crème anglaise
ou
Tarte tatin, glace vanille |
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Vin, bière, café, thé |
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• 14h30 : |
départ vers le Mémorial
canadien de Vimy.
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• 14h45 : |
visite libre du centre des visiteurs, des tranchées et
du Mémorial. |
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• 17h00 : |
fin des activités. |
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| La
participation à cette activité est de 50
€ par personne, déjeuner inclus.
Veuillez sélectionner votre entrée, plat
principal et dessert lors de votre réservation
avant le 2 mai au plus tard, par
mail à d.decleer@scarlet.be ou par tél. au
0475/77 34 60. Seul le paiement sur le compte
BE90 3100 9059 2632 avec la mention Excursion
CHAB confirmera votre inscription à cette
journée.
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Samedi 13 juin 2026 à partir de 11 h |
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BANQUET ANNUEL DE LA CHAB
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Comme lors des précédentes éditions, le banquet de la
CHAB aura lieu au club house du
club de hockey de
Hoegaarden. Cette année, Hubert Leroy
et Dominique De Cleer nous proposent un
BBQ traditionnel : |
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Kir |
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Brochette de scampis |
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Assortiment de viandes grillées |
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Apple crumble |
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Boissons au choix en sus |
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Prix du repas (boissons non comprises) : membres CHAB
+ épouses : 35
€ – non-membres : 45 €. Merci de vous inscrire auprès de
notre secrétaire Dominique De Cleer par mail à
d.decleer@scarlet.be
ou par tél. au 0475/77 34 60, et de verser le montant de votre
repas sur le compte BE90 3100 9059 2632 avec la mention
BBQ CHAB,
avant le 7 juin au plus tard. |
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Samedi 5 septembre 2026 à 15 h |
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Depuis plusieurs années, le mois de septembre n’attire pas
une assistance nombreuse lors de nos réunions. Certaines
conférences furent présentées à un public de quelques
membres. C’est pouquoi la projection de l’un ou l’autre
film relatif à la guerre de Sécession a figuré au
programme. Malheureusement, la liste des films en français
sur le sujet est assez restreinte. Dès lors, pour la
réunion du mois de septembre, le comité a décidé de
modifier quelque peu la formule. Nous vous proposons une
réunion libre
à laquelle tous les membres sont cordialement conviés.
L’occasion sera donnée à chacun d’acquérir ou de vendre,
qui des livres, qui des objets relatifs à la guerre de
Sécession ou à l’histoire des Etats-Unis. Par ailleurs,
chacun pourra apporter l’un ou l’autre objet de collection
et en discuter librement Bien entendu, il n’y a aucune
obligation d’apporter ou d’acheter quoi que ce soit.
L’occasion idéale de discuter à bâtons rompus et de
prendre un rafraîchissement entre amis. L’après-midi sera
suivie dès 18h00 d’un souper fromages-charcuteries
facultatif. |
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Prix du souper (boissons non comprises) : 20 €. Merci de vous inscrire auprès de
notre secrétaire Dominique De Cleer par mail à
d.decleer@scarlet.be
ou par tél. au 0475/77 34 60, et de verser le montant de votre
repas sur le compte BE90 3100 9059 2632 avec la mention
BBQ CHAB,
avant le 31 août au plus tard. |
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PRECEDENT CHAB NEWS
(expédié le 30 juin 2025) |
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DERNIER CHAB NEWS
(expédié le 22 décembre 2025) |
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FUTURS CHAB NEWS |
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DERNIERES PEINTURES DE JOHN PAUL STRAIN |
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McNIELL'S MOUNTAIN RANGERS |
MARYE'S HEIGHTS |
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Avant la
guerre, les hommes du comté de Hardy et des
environs étaient des chasseurs. Ils étaient
des experts des forêts, ils chassaient et
piégeaient dans les montagnes de de Virginie
occidentale. Ils connaissaient chaque piste du
gibier et chaque chemin de leurs montagnes et
vallées. Mais maintenant que leur patrie
bien-aimée était envahie par une armée venue
du nord, ces trappeurs allaient utiliser leurs
compétences pour chasser des hommes plutôt que
le gibier. Pendant plus de deux ans, les
rangers de McNeill furent l'une des unités de
cavalerie confédérées les plus efficaces en
Virginie. Leurs cibles étaient les convois de
ravitaillement de l'Union, les dépôts
d’approvisionnement, le chemin de fer
Baltimore & Ohio et tout ce qui pouvait avoir
de la valeur pour l'armée d'invasion. Après un
raid réussi des rangers, dans son rapport
officiel, le général US Imboden expliqua
pourquoi aucun ranger ne fut capturé : Le
capitaine McNeill s'enfuit dans les montagnes
et, grâce à une marche fulgurante, parvint à
s'échapper, malgré la poursuite par plus de
six cents hommes. L'année 1863 fut
marquée par d'immenses succès pour les
partisans de la vallée de South Branch. Bien
que relativement peu nombreux, les rangers
semèrent la panique dans les rangs de l'armée
de l'Union. Leurs raids audacieux, véritables
attaques éclair, infligèrent des dégâts
considérables à la machine de guerre fédérale.
En réponse, les Fédéraux déployèrent des
milliers de soldats pour protéger la ligne de
chemin de fer Baltimore et Ohio des incursions
de rangers. Lors d'un raid en janvier 1864,
les rangers capturèrent un convoi de chariots
près de Williamsport et confisquèrent armes et
équipements ainsi que trois mille livres de
lard. Ensuite ils incendièrent le reste des
provisions et disparurent emmenant plusieurs
prisonniers. Deux jours plus tard, ils
s'emparèrent de la ville de Romney et la
tinrent pendant trois jours. A cette occasion,
le général Robert E. Lee fit l'éloge des
rangers en déclarant : Vous trouverez, je
pense, le capitaine McNeill ainsi que d'autres
membres de sa cavalerie, courageux et
intelligent. Le plus grand exploit des
rangers fut sans doute l'enlèvement, en
apparence impossible, de deux généraux de
l'Union dans ce qui fût le Grand Raid du
Cumberland. Le 21 février 1865, sous le
couvert de la nuit et d'une tempête de neige
aveuglante, un groupe de quarante-huit rangers
de McNeill et quinze hommes bien connus
d'autres unités, entreprit une chevauchée de
soixante miles. Après avoir traversé le
Potomac, les assaillants empruntèrent une
route peu fréquentée sur vingt miles,
escarpée, à travers plusieurs crêtes de
montagnes, dont l'une est nommée Nobly
Mountain. Le froid était mordant et par
endroits, les congères rendaient la
progression difficile pour les chevaux.
Lorsque les rangers arrivèrent près de
Cumberland, il faisait encore nuit. Bien que
la ville fût occupée par une garnison de
l'Union de plus de dix mille hommes, les
rangers parvinrent à contourner les piquets et
les gardes en se faisant passer pour des
soldats de l'Union. Grâce à un informateur,
ils se rendirent directement aux hôtels Revere
House et Barnum House et y trouvèrent leurs
cibles, le brigadier général Kelly et le
major-général Cook au lit. Les généraux
capturés sans résistance furent emmenés par
les rangers et la troupe de pillards regagnait
ses bases à toute vitesse. À peine six
kilomètres après la sortie de la cité, un coup
de canon retentit dans les montagnes :
l'alarme était donnée. Bientôt, la cavalerie
de l'Union se lança à leur poursuite. Leur
itinéraire les ramena de l'autre côté du
Potomac, en Virginie occidentale, puis dans
les monts South Branch. Ils traversèrent un
terrain escarpé, enneigé et densément boisé,
empruntant des sentiers peu fréquentés pour
échapper à leurs poursuivants de l'Union. Aux
abords de Romney, la cavalerie fédérale de
Cumberland les rattrapa. Un bref échange de
coups de feu éclata, et les rangers battirent
en retraite. Parvenus dans la vallée de
Moorefield, ils furent à nouveau interceptés.
Une brigade entière de la cavalerie de
Ringgold, venue de New Creek, surgit
soudainement sur la rive opposée. Leurs
chevaux presque exténués, les rangers
remontèrent vers les montagnes, suivant les
sentiers de chasse qu'ils connaissaient
particulièrement bien. Décrivant le raid, le
général John B. Gordon déclara : En
matière d'audace et de témérité, c'est
l'épisode le plus palpitant de toute la
guerre. Le colonel John S. Mosby (des
rangers de Mosby) félicita le lieutenant
Welton en lui disant : Vous m'avez
largement surpassé, mes gars. Le seul moyen
pour moi d'égaler cela est d'aller à
Washington et de ramener Lincoln ! Même
le général nordiste Cook s'exclama :
Messieurs, c'est l'exploit le plus brillant de
la guerre ! Ce raid fut l'un des derniers
succès confédérés de la guerre.
Aujourd'hui, la légende des rangers de McNeill
perdure toujours.
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Au mois de novembre
1862, alors que les arbres commençaient à
perdre leurs couleurs d’automne sur Marye’s
Heights, les généraux Robert E. Lee et James
Longstreet regardèrent vers la ville de
Fredericksburg et l’armée de l’Union qui se
rassemblait sur la rive opposée du fleuve
Rappahannock. Le spectacle devait être
intimidant, car l’armée du Potomac du
général Ambrose Burnside comptait plus de
122 000 hommes et se préparait clairement à
une attaque. Le général Lee avait ordonné à
son armée de Virginie du Nord de se rendre à
Fredericksburg. Pour contrer l’attaque
imminente de l’Union, son plan était basé
sur une solide stratégie défensive. Il
positionnerait son armée sur les hauteurs de
Marye’s Heights et le long d’une crête de
Prospect Hill au nord. Certains de ses
hommes tenaient également de bonnes
positions défensives dans la ville. Le plan
était également de placer un grand nombre de
batteries d’artillerie au sommet de ces
crêtes, les rendant pratiquement
impénétrables. Le flanc gauche du général
Lee à Marye’s Heights serait commandé par le
général Longstreet, tandis que le flanc
droit le long de Prospect Hill le serait par
Stonewall Jackson lorsqu’il arriverait de
Winchester. Le 21 novembre, le général
Burnside envoya un communiqué officiel au
maire de Fredericksburg exigeant la
reddition de la ville. La note affirmait que
ses hommes avaient essuyé des tirs de
soldats à l’intérieur de la ville et que
toute résistance supplémentaire entraînerait
le bombardement de la ville. Le maire a
transmis le document au général Lee, qui
décida de faire évacuer la ville. Vers midi,
Burnside ordonna à l’artillerie de l’Union
d’ouvrir le feu Fredericksburg. Les
batteries confédérées de Marye’s Heights et
des crêtes environnantes répondirent par des
tirs de riposte. Les généraux Lee et
Longstreet et le lieutenant-colonel Edward
Porter Alexander se rendirent sur les
hauteurs pour observer le bombardement de
l’Union afin de déterminer s’il annonçait
une attaque imminente. C’est alors que le
général Lee lança sa célèbre remarque : Il
est bon que la guerre soit si terrible –
nous pourrions en devenir trop friands.
Bientôt, les tirs des batteries d’artillerie
se transformèrent en un duel d’artillerie
qui dura environ quatre heures. Lee ordonna
à ses artilleurs de conserver des munitions
pour la bataille à venir. Cette action fut
la première action hostile majeure dans la
région. Alors que le reste de l’armée de Lee
arriva, les positions sudistes furent
renforcées et l’infanterie creusa des
tranchées de combat. Au moment où l’armée de
l’Union attaqua, 47 canons étaient en
position sur Marye’s Heights. Commandant
leur opération, Porter Alexander fut promu
colonel le 5 décembre. Au bas des hauteurs
se trouvait la brigade d’infanterie de
Géorgie de Longstreet, positionnée derrière
un long mur de pierre, fournissant une
protection parfaite contre un assaut. Le 13
décembre 1862, au cours de la bataille de
Fredericksburg, le général Burnside ordonna
quatorze assauts frontaux contre Marye’s
Heights. Toutes ces charges étaient
destinées à briser la ligne confédérée au
niveau du mur de pierre, mais toutes ont été
repoussées avec d’horribles pertes. Plus de
six mille soldats de l’Union tombèrent à
Marye’s Heights, prouvant que cette hauteur
était impénétrable. Par la suite, le colonel
Alexander déclara : Ce n’était pas une
bataille, c’était un massacre. Cette
nuit-là, alors que les soldats blessés
étaient encore sur le champ de bataille, les
aurores boréales brillaient dans le ciel. De
nombreux Confédérés qui n’avaient jamais vu
d’aurores boréales les prirent pour un signe
que Dieu lui-même célébrait une victoire du
sud. Les troupes du nord virent les lumières
alors que les âmes de leurs camarades
défunts s’élevaient vers le ciel.
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